Être une femme ou une fille expose déjà aux VBG. Mais lorsque l'on est lesbienne, bisexuelle, transgenre ou queer, on fait face à une "double peine" : la violence s'appuie à la fois sur le genre et sur l'identité ou l'orientation sexuelle. Il est crucial de reconnaître ces formes de violence spécifiques pour mieux s'en protéger.
Le Viol "Correctif"
C'est une forme de viol particulièrement haineuse qui vise à "guérir" ou "corriger" l'orientation sexuelle d'une femme lesbienne ou bisexuelle, ou l'identité de genre d'une personne trans. L'agresseur pense, à tort, que cet acte va "transformer" la victime. C'est un crime motivé par la haine et l'ignorance.
Le Chantage à l'Outing
L'agresseur utilise votre secret comme une arme. Il menace de révéler votre orientation sexuelle ou votre identité de genre à votre famille, votre employeur, ou sur les réseaux sociaux si vous ne cédez pas à ses exigences (sexuelles, financières, etc.). Cette peur de l'exposition et du rejet est une forme de contrôle psychologique extrême.
Les Violences Familiales et le Rejet
Pour beaucoup de jeunes LBTQ+, la violence commence à la maison. Le rejet, les insultes, l'expulsion du domicile familial, ou les tentatives de "thérapies de conversion" sont des VBG graves qui isolent et précarisent la victime.
La Discrimination Systémique
C'est le fait d'être traitée différemment ou de se voir refuser un service à cause de son identité. Cela peut être :
- Un refus de soin par un professionnel de santé.
- Du harcèlement ou un licenciement abusif au travail.
- Des difficultés à trouver un logement.
Pourquoi est-il si difficile de parler ?
La peur d'être jugée, de ne pas être prise au sérieux par les autorités, ou même d'être blâmée pour son identité, crée un mur de silence. C'est pourquoi un espace comme Xomiton est vital.
Ici, votre identité est respectée, votre parole est crue, et votre anonymat est garanti. Vous avez le droit d'être qui vous êtes, en toute sécurité. Utilisez nos outils pour parler et trouver du soutien.